Interagir en direct avec les élèves : retours d'usages - Enseigner avec le numérique
 

Interagir en direct avec les élèves : retours d’usages

Outil en ligne

De nombreux enseignants de l’académie de Normandie se sont appuyés sur le numérique pour interagir en direct avec leurs élèves dans le cadre de la continuité pédagogique. Voici quelques témoignages.

Interagir en direct avec la classe virtuelle du CNED

Différentes utilisations de la classe virtuelle sont envisageables : répondre aux questions des élèves, expliquer une consigne, vérifier la bonne compréhension d’une notion, corriger un exercice qui a posé des difficultés à la classe ...

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« Une permanence virtuelle d’1h par semaine et par niveau est mise en place. Les élèves volontaires peuvent venir me poser des questions sur le programme, sur le chapitre en cours, sur ce qu’ils pourraient faire pour progresser (...)
Cette permanence permet notamment de revenir sur les questions les moins réussies lors des QCM, mais aussi de proposer des corrections collectives de certains exercices donnés à faire. C’est le cas par exemple des exercices travaillant les méthodes "type-bac" (...). Une correction-type, simple mais perfectible, est envoyée aux élèves puis la classe virtuelle sert à reprendre la méthode, à comprendre certains choix, à proposer d’autres choix voire à améliorer le corrigé-type. »

Adrien Ferré, professeur d’Histoire-Géographie au lycée polyvalent Louise Michel, Gisors
L’intégralité de ce témoignage est publiée sur le site d’Histoire-Géographie.

« Il était important pour moi de garder un lien avec les élèves dont je suis professeure principale et de les rassurer. Un créneau hebdomadaire est donc fixé pour l’organisation d’une heure de vie de classe virtuelle. Cela me permet d’entendre les élèves sur leurs besoins, leurs doutes, leurs questions puis d’envoyer à l’équipe pédagogique des informations sur le suivi des élèves, les difficultés que certains rencontrent quant à la connexion et l’envoi de fichiers...
C’est aussi une manière de garder un lien avec les parents qui peuvent accompagner leurs enfants durant ces échanges. Les familles savent que chaque semaine, sur un créneau précis, il est possible de me poser des questions en direct et je trouve cela rassurant pour eux comme pour nous ! »

Rachel Hacout, professeure principale d’une classe de cinquième au collège Jacques Brel, Beuzeville

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« Je transmets le document support en amont aux élèves via l’ENT, Pronote ou par mail afin qu’ils le préparent. De mon côté, j’ouvre mon document support sur mon ordinateur.
Nous nous retrouvons à l’heure convenue en classe. Je clique sur « Partager l’application / l’écran ». La page choisie va apparaître sur l’écran de ma classe virtuelle et donc sur l’écran de mes élèves.
Je peux alors échanger avec ma classe et noter de façon organisée sur mon document les propositions de mes élèves comme je le ferais en classe au tableau. Les élèves voient leur parole prise en compte et le tableau se compléter, se préciser et parfois être corrigé/modifié ou réorganisé.
Enfin, une fois le travail terminé, je peux enregistrer mon document de cours et le déposer dans le casier de tous les élèves, dans Pronote ou l’envoyer par mail. Je peux aussi continuer à le construire et à le compléter tout au long de la séquence.
Un usage assez régulier de cette classe virtuelle pour de petites activités de ce type permet notamment de maintenir le lien scolaire, pédagogique et social avec la classe et entre les élèves. Il permet également de conserver un rythme scolaire même si celui-ci est évidemment adapté. »

Stéphane Monnier, professeur de Lettres-Histoire au lycée des métiers Bernard Palissy, Maromme
L’intégralité de ce témoignage est publiée sur le site de Lettres-Histoire-Géographie.

« En pleine période de préparation du BTS, je dois également pouvoir échanger avec les apprentis. Ils sont en pleine rédaction de leur dossier d’examen et donc, ils ont besoin d’être conseillés sur ce qu’ils font au quotidien.
Pour cela, j’utilise la classe virtuelle du CNED « Ma classe à la maison ». Je demande aux apprentis de me rendre leur dossier à des échéances données sur l’ENT, je les lis de mon côté et ensuite, je leur donne des rendez-vous en classe virtuelle pour faire un débriefing.
Au-delà de l’aspect pédagogique, cet échange permet de garder un lien avec les jeunes mais aussi de les conseiller sur la façon dont ils doivent travailler.
En fin de classe virtuelle, je fixe les objectifs qu’ils doivent atteindre avant le prochain rendez-vous virtuel, souvent une semaine après
L’ENT peut être utile pour faciliter l’organisation de séances de classes virtuelles par un envoi préalable ou a posteriori de documents (Les contenus partagés lors de la classe virtuelle du CNED ne sont pas directement téléchargeables). Il peut aussi être utilisé pour planifier les différentes séances au sein d’une même classe. »

Karl Bazin, professeur de gestion, BTS Maintenance des véhicules, UFA Jules Verne, Mondeville
L’intégralité de ce témoignage est publiée sur le site du CFA académique de Normandie.

« Les élèves ont unanimement apprécié ce moment pour deux raisons : d’abord le lien retrouvé avec un groupe classe qui se reconstitue est appréciable ; ensuite, ne plus être livré à soi-même face au travail, avoir le professeur présent soulage les élèves.
Pour ma part, j’envisage de proposer une classe virtuelle hebdomadaire à chaque classe. Au-delà d’un moment qui maintient un lien, je compte,dans un premier temps, l’utiliser selon trois axes : une reprise collective d’un travail demandé dans la semaine en faisant émerger les idées principales et les notions clefs, une leçon d’introduction pour lancer un nouveau thème et expliciter le plan de travail de la semaine, un temps de remédiation avec un groupe restreint d’élèves pour un accompagnement précis. »

Nathalie Dunois, professeure d’Histoire-Géographie au collège Dunois, Caen
L’intégralité de ce témoignage est publiée sur le site d’Histoire-Géographie.

« Dans l’ENT, nous avons créé une rubrique Classe virtuelle avec un agenda partagé seulement visible par les équipes pédagogiques pour ne pas avoir deux classes virtuelles sur le même créneau. »

Marc-Georges Berrubé, professeur documentaliste et RRUPN au collège Aimé Charpentier, Mesnil sur Iton

Interagir en direct avec un pad collaboratif

Les pads collaboratifs offrent la possibilité d’interagir en direct par écrit. Ce service existe dans l’espace des groupes de l’ENT des lycées de l’Eure et de Seine-Maritime. On peut aussi intégrer un pad dans l’ENT des collèges à partir de Portail Métier.

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« Il s’agissait pour moi de reprendre contact "en direct" avec les élèves avant de me lancer dans l’utilisation de la classe virtuelle et sous une forme peut-être moins intimidante et "intrusive".
J’ai souhaité reproduire par écrit certaines activités menées en classe, en l’occurrence un échange autour d’un texte, pour en faire émerger le sens. Mais, il faut bien veiller à fixer des règles. Par exemple, un élève s’est amusé à effacer ce qu’écrivait un autre élève. Cela n’a pas duré longtemps car je m’en suis vite aperçue ; il m’a suffi de le signaler pour que cela cesse et l’historique est conservé.
Certains élèves tapent lentement au clavier ou utilisent trop de modalisateurs ou de circonlocutions ("pour moi, je pense que, mais je ne suis pas sûr, je me me trompe peut-être"...) et sont vite distancés. Certains élèves n’osent pas écrire tandis que d’autres participent alors qu’on ne les entend jamais en classe !
Pour l’enseignant, il faut réagir à toutes les remarques, les valider, les corriger, féliciter. Je trouve cela très prenant, mais aussi très stimulant et finalement très plaisant en période de confinement. »

Peggy Maczuha, professeure de Lettres Classiques au LGT Jacques Prévert, Pont-Audemer

Interagir en direct avec un chat

L’ENT dans les collèges de l’Eure et de la Seine-Maritime permet de créer des espaces de chat pour interagir en direct sur un temps défini.

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« J’ai pris l’habitude de programmer un chat par semaine avec chaque classe. Les élèves reçoivent un mail d’invitation avec le jour, l’horaire et je précise les règles d’utilisation et le comportement à adopter pour que tout se passe bien. Le nombre d’élèves présents le jour J est variable mais en général, il y a au moins la moitié de la classe.
Le principe même du chat est l’instantanéité des échanges. Avec la distance, il permet donc de recréer du lien, tel un « espace de classe » le temps de la conversation avec la spontanéité des élèves. Je l’utilise surtout pour avoir de leurs nouvelles, répondre à leurs questions et à leurs inquiétudes. C’est donc plus un moment de vie de classe qu’un temps pédagogique.
Pour les élèves, c’est aussi le moyen de s’exprimer, notamment pour ceux qui ne sont pas loquaces au téléphone et de maintenir un esprit de camaraderie entre eux. C’est pourquoi, je leur laisse les 5 dernières minutes pour qu’ils puissent échanger entre eux sans que j’intervienne spécialement. Avec le cadre rappelé à chaque invitation, les élèves s’obligent à mesurer leur langage d’eux-mêmes.
Le chat est un temps de discussion limité. Il est souhaitable de prévoir un créneau d’au moins 30 min pour les plus petites classes et de 45min-1h pour les plus grands. D’un point de vue pratique, il est bien d’être deux enseignants pour gérer le flux des messages et bien suivre le fil de la discussion. Les couleurs aident à distinguer qui parle mais dans nos réponses, commencer par le prénom de l’élève, à qui on s’adresse, précédé d’un @ par exemple, les aide à se repérer dans la discussion. »

Estelle Peltier, professeure d’Histoire-Géographie au collège Simone Veil, Bourg-Achard

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